Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 14:05

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All your feeds into one beautiful timeline

 

Nous venons de réaliser l'acquisition de Timekiwi, un projet initié par des entrepreneurs basés à Palo Alto. Timekiwi vous permet de créer une Timeline à partir de vos comptes Facebook, Twitter, Instagram, Foursquare, Flickr, Tumblr, OverBlog, ...

Ca donne ce genre de Timeline.

 

Pourquoi ?

Depuis plus de 6 mois nous travaillons sur une nouvelle version d'OverBlog. Il s'agit de la plus grande évolution de la plateforme depuis sa création, il y a 8 ans. Le code a été repris de zéro pour s'appuyer sur les meilleures technologies disponibles aujourd'hui. Le lancement devrait se faire avant l'été, avec un seul objectif: sortir la meilleure plateforme de publication disponible sur le web. Comme depuis la création, notre promesse est d'aider ceux qui souhaitent partager leurs idées à le faire le plus simplement possible, et à trouver la meilleure visibilité. Dans cette refonte, nous étions en train de travailler sur un concept très proche de celui de Timekiwi. C'est pour cette raison que nous avons envisagé puis réalisé son acquisition. C'est l'occasion de tester et valider le concept avant de le lancer sur OverBlog.

Timekiwi permet de créer un profil dynamique, ce n'est pas un outil de publication, c'est un moyen de réunir sur une même page ce que l'on publie, et qui se trouve aujourd'hui explosé sur de nombreuses plateformes. Bien entendu, on s'adresse avant tout à des accros aux plateformes.

Pour nous aidez à le faire avancer dans le bon sens, vous me dites ce que vous pensez du service ?

Par Frédéric Montagnon
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 11:42

 


 

 

Hier soir je suis tombé sur le chiffre d'affaire prétendu du marché de la musique enregistrée. Sous le milliard d'euros en France, il continue de sombrer. Ce chiffre, représentant la vente de CD, DVD et téléchargements payants. Est-il vraiment représentatif de la santé de ce marché ? Non, car la rémunération des artistes n'est pas prise en compte, et cela ne donne aucune indication sur le nombre d'artistes qui vivent de leurs créations. Or c'est bien ce chiffre qui illustre la santé et la diversité de ce secteur de la culture.

 

Qu'est ce qui crée de la valeur sur ce marché ? La découverte. C'est parceque l'on découvre de nouveaux talents, de nouvelles oeuvres, que l'on consomme et que l'on finance les nouvelles idées et les nouveaux courants. Et de ce point de vue, il vaut mieux que le marché ne soit pas hyper concentré autour de quelques artistes, devenus plus des marques à produits dérivés que des créateurs. C'est la seule façon de défendre vraiment la diversité culturelle et de développer ce secteur. Les majors ne font plus l'effort de réveler des talents, ils se contentent de fabriquer des clones et de prendre en distribution des talents qui ont déjà percés par ailleurs.

 

Je suis convaincu que la création et la diversité culturelle sont mieux défendues sur Internet que dans le monde offline par les acteurs historiques. S'y développe en ce moment un modèle de distribution bien plus équilibré et intéressant pour les artistes. Les talents se découvrent maintenant sur les plateformes vidéos, sur SoundCloud, sur Deezer, Beezik, Spotify, et les plateformes de financement (Oocto, My Major Company, etc.)

 

Malheureusement, le ministère de la culture est trop occupé avec sa Hadopi pour s'employer à considérer et mesurer ces nouveaux modèles. Ca n'est pas bien grave, les plateformes que j'ai cité ici sont en train de réinventer ce marché, et c'est très bien comme ça pour les artistes.

Par Frédéric Montagnon
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 09:00

iPhone old people

 

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas regardé les statistiques de trafic d'OverBlog depuis le mobile. C'est... impressionnant!

 

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2011, le trafic mobile a été multiplié par 3 ! 60% du trafic est réalisé depuis des produits Apple:

 

38% iPhone

15% iPad

6,5% iPod

6,5% Samsung

2,5% blackberry

à titre anecdotique, le G1 fait 0,005% :)

 

Le trafic a augmenté de 25% entre novembre et décembre 2011.

 

D'où viennent ces chiffres? De l'analyse du trafic des 2,5M blogs qu'héberge OverBlog dans 5 langues et d'un corpus de 45M de visites sur l'année, que Google Analytics comptabilise comme provenant d'un mobile. Sur les 32M de visiteurs uniques monde par mois, le trafic est principalement Européen, et environ 40% des visiteurs sont en France (chiffres comscore).

Par Frédéric Montagnon
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 23:12

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Contrairement à ce qu'on peut lire un peu partout, il n'y a pas d'évenement astronomique notable prévu le 21 décembre 2012 :)

 

Je pense qu'on ne s'épanouie vraiment que dans le mérite. Celui d'avoir tenté, d'avoir construit, d'avoir progressé ou d'avoir enseigné. Si l'on vit une crise en ce moment, c'est avant tout une crise de l'envie et une crise de la confiance. Pourtant les challenges ne manquent pas et les nouvelles bonnes idées sont, par essence, l'une des rares ressources vraiment renouvelable.

 

Pour 2012, je vous souhaite simplement beaucoup de courage et beaucoup d'envie. Et quelque soit l'interprétation que l'on voudra bien faire du calendrier Maya, s'il y a quelque chose à tenter, autant le faire cette année!

Par Frédéric Montagnon
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 21:33

Je me suis laissé déborder ces derniers mois. Je dois avouer qu'à chaque fois que j'ai voulu poster ici, je me suis abstenu en me demandant: que vont penser les 15 personnes qui attendent une réponse à un mail (que je n'ai parfois même pas le temps de lire en entier), si je prends du temps pour écrire sur mon blog? Du coup je me suis arrêté...

Etant donné le nombre de messages que je reçois, je n'ai pas le temps de tout traiter comme je le souhaiterai. Je manque de temps, et je ne peux pas consacrer 100% de mon travail à répondre à des mails/tweet/DM/InMail/sms/appels. Je suis sûr que vous me comprenez puisque... vous êtes dans la même situation, n'est ce pas? :)

Je vais m'y remettre car mon blog est le plus puissant outil de communication que j'ai expérimenté. Je ne compte pas le nombre d'opportunités que j'ai eu grâce à ce que j'y ai écrit. Facebook, G+, Twitter sont d'excelents moyens de distribuer des contenus, mais si on ne fait pas parti des supports de destination, le temps qu'on y passe n'est, à mon sens, pas bien employé (je parle là d'une applicaiton pro).

Je vais donc faire de mon mieux alimenter mon blog à nouveau, débordé ou non.

Par Frédéric Montagnon
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 10:19

Twitter, Facebook, Google+ et Linkedin se sont lancés dans la collecte des recommandations de contenu entre utilisateurs. Ces données seront sans aucun doute le ressource la plus recherchée sur le marché du search (qui est le 1er en valeur lorsqu'il s'agit de digital) à moyen terme. C'est la course à celui qui arrivera à capter le plus de marques d'interet pour un contenu/une page de la part des utilisateurs, sachant que ce qui est capté par l'un n'est évidemment pas accessible à l'autre. Du point de vue de l'éditeur, la motivation à intégrer des boutons de recommandation vient du traffic que l'on capte en retour.

Dans le microcosme des spécialistes du digital, ces 4 marques ont le même niveau de notoriété. Mais lorsqu'il s'agit de grand public, j'avais envie d'avoir un ordre de grandeur en tête.

J'ai regardé le trafic en provenance des 4 plateformes, sur les blogs que nous hébergeons sur OverBlog.

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Il se trouve que nous avons récemment activé les 4 boutons de partage avec la même taille sur la quasi totalité des blogs OverBlog. Ces boutons ont donc tous la même visibilité aux yeux des internautes.

Mon échantillon est constitué de près de 2M de blogs hebergés, et d'un total de 30 000 000 de visites sur la semaine qui vient de s'écouler.

Conclusion? Pour 1 visite en provenance de Twitter il y en a 84 en provenance de Facebook pour la France.

Concernant Twitter, j'ai regardé les refferers Twitter, mais aussi ceux qui correspondent aux clients web et à tous les clients identifiables. Il y a forcement une part du trafic que je ne compte pas, mais le rapport de 1 à 84, même s'il n'est pas totalement juste, reste immense quoi qu'il arrive.

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% des visites en provenance de ces plateformes sur l'ensemble des blogs OverBlog

 

La part provenant de Google+ est constante depuis la semaine qui a suivi son lancement. Facebook ne connait pas de croissance depuis 1 an en France.

J'entends déjà certains dire que Twitter est leur source de trafic principale et que mes chiffres sont faux. Je parle de moyenne et de public large, et en moyenne les gens n'utilisent pas Twitter en Europe :)

Par Frédéric Montagnon
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 01:52

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Lorsque l'on a décidé et effectué la fusion entre OverBlog, Nomao, Ebuzzing et Wikio il y a tout juste un an, nous voulions créer un acteur du Web qui compte en Europe: l'envie d'aborder une nouvelle forme de développement et de tenter un changement d'échèlle.

Il aura fallu à peine plus d'un an pour transformer des start-ups franco-françaises en un groupe Européen, grâce aux talents combinés des différentes équipes. Nous avons maintenant des bureaux à Paris, Toulouse, Rome, Milan, Londres, Bâle, Hambourg, Düsseldorf et Madrid. Nous sommes plus de 160 et la société a fondamentalement changé. Je n'imaginais pas que ça irait aussi vite, je n'ai même pas eu le temps de visiter tous nos bureaux :) Il est rare qu'une société réussisse son développement pan-européen, car l'Europe ce sont des langues, des cultures et des marchés très différents. Nous avons trouvé une recette qui fonctionne bien: convaincre des entrepreneurs, de tous les pays de nous rejoindre avec leur équipe. Une fois en place, ça fonctionne merveilleusement bien!

Plus que jamais nous voulons construire une société globale, forte, et développer un savoir faire unique. C'est extrêmement excitant de voir les produits et les services que l'on met au point être déployés, utilisés et achetés au delà de nos frontières.

Pour aller au bout de cette ambition, nous venons de lever 25M$ (je trouve le montant plus esthétique exprimé en $, je sais, c'est puéril :)). Cela va nous permettre de continuer nos fusions/acquisitions (8 les 18 derniers mois). Dans le même temps nous adoptons une stratégie plus lisible en nous concentrons sur les activités qui sont en croissance:

- Le groupe ne s'appellera plus Wikio Group mais Ebuzzing, pour refléter notre coeur d'activité fortement B2B (2/3 du chiffred'affaires aujourd'hui). Notre modèle économique consiste à aider les marques à communiquer au coeur des médias sociaux.

- Nous allons arrêter Wikio Experts, notre "content farm". Nous sommes des entrepreneurs, on sait démarrer des activités lorsque l'on a des convictions, et on sait changer lorsque le projet ne rencontre pas le succès attendu. C'est comme ça qu'on avance, on ne peut pas avoir raison à chaque coup :)

- Les portails Wikio ainsi que la marque Wikio ne seront plus utilisés. Les fonctionnalités de veille et les classements des blogs&co seront migrés sur le site Ebuzzing puisque ce sont des services qui sont exclusivement utilisés par les agences, les marques et les influenceurs. Nous allons investir lourdement pour développer les technologies qui sont derrières ces algorithmes (5 années de R&D tout de même...)

- Nous allons massivement investir dans OverBlog, notre principal support. Notre audience est proche de 30M de visiteurs uniques en juillet. OverBlog connait une croissance continue depuis 7 ans, et nous sommes convaincu de pouvoir accélérer cette croissance, en particulier à l'étranger.

- Nomao (en très forte croissance) reste un produit et une équipe à part entière par soucis d'agilité, sur un marché très dynamique (SoLoMo :)).

- Et le plus important: on avance, on court, le plus vite possible. Le marché est incroyablement rapide sur nos sujets!!

Bref, il y a de nombreux changements, et surtout une très belle opportunité devant nous! Nous cherchons maintenant deux ressources rares: des talents dans chacun des pays où nous sommes implantés, et des sociétés qui nous permettraient d'accélérer notre croissance. Cette année encore, on ne va pas s'ennuyer !!

Par Frédéric Montagnon
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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 00:21

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Universal a offert à chaque participant à l'eG8 un CD de Jessie J. En découvrant ça, je me suis demandé pourquoi et pour qui? C'est très gentil de la part d'Universal de faire ce cadeau... j'ai écouté rapidement ce que ça donne en ligne (je ne connaissais pas Jessie J malgré ses 600k followers et ses 1,3M de fans). Le CD restera évidemment dans son emballage, ça fait plus d'une dizaine d'années que je n'utilise plus du tout de support physique pour ce genre de contenu. Voila un beau symbole de ce qui sépare les deux mondes qui sont censés se parler et apprendre à se comprendre à l'eG8.

Je trouve l'initiative de l'eG8 excellente, et le programme de ces deux jours est bluffant. Cependant, à la fin de cette première journée, je me demande s'il est possible de réconcilier deux cultures, deux générations (je ne parle pas d'âge), deux mondes aussi différents. 

Au fond il y a 2 sujets: celui de la liberté d'expression et de la prise de parole. A force de la donner au plus grand monde, on finit par voir émerger une nouvelle forme de la démocratie, qui n'est pas du gout de tous. Et puis il y a un problème de redistribution de la valeur créée dans un écosystème qui ne ressemble pas à ce que l'on connaissait avant Internet.

Qui créé la valeur, et qui la capte?

 

 

La discussion "Intellectual Property and the Culture Economy in the Digital Age" est particulièrement marquante car elle montre à quel point les interets et les conceptions divergent. En effet, il faut se parler, car le monde qui se construit en ce moment ne peut pas et ne doit pas fonctionner uniquement sur les principes d'échanges mis en place durant les trente glorieuses.

L'industrie culturelle fait émerger des produits qui ont, avec le temps, réalisé une hyper-concentration de la valeur autour d'un très faible nombre de créateurs et d'intermédiaires. Cette situation est aujourd'hui prise comme référence par les uns. C'est l'arrivée des mass média audiovisuels qui a créé ce système. D'autres, j'en fais partie, se désolent que cette organisation ait écrasé la culture de proximité que créent les artistes localement.

Certains voient dans l'industrie culturelle le financement de la création et la source de la diversité culturelle. Les autres, j'en fais partie, y voient une barrière à l'entrée que le talent seul ne permet pas de franchir, ainsi qu'un appauvrissement et une uniformisation malsaine de la diversité culturelle.

Certains voient dans le comportement des utilisateurs sur internet une menace pour les modèles existants là où d'autres, j'en fais partie, y voient l'opportunité ultime de faire émerger de vraies mouvements créatifs.

Certains voient dans la participation des consommateurs à la chaine de distribution (comprendre le peer to peer au sens large du terme, je ne parle pas de piratage) une menace économique là où d'autres, j'en fais partie, pensent qu'une culture populaire se crée autant par ceux qui l'initient que par ceux qui la portent et la promeuvent.

Enfin, certains pensent que toute la valeur doit se concentrer autour de celui qui créé l'impulsion initiale, d'autres, j'en fais partie, pensent que la valeur doit être partagée tout au long de la chaine puisqu'une création n'est rien si elle n'est pas portée par un public.

 

Je ne pense pas que l'on arrivera à quoi que ce soit dans la discussion car nous ne parlons pas la même langue et nous ne cherchons pas à défendre les mêmes valeurs. Qui a raison? L'histoire nous le dira. L'histoire est en marche, les technologies et les usages changent la façon dont le monde est organisé, et personne ne peut s'opposer à ces mouvements. C'est juste une question de temps.

 

 

 

Par Frédéric Montagnon
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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 14:56

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Lorsqu'il sagit de neutralité du net, le débat qu'alimentent nos élus n'a souvent pas lieu au bon endroit. Pourtant, l'enjeu est la liberté d'expression, une composante essentielle de la démocratie, et ils sont les premiers à être ravis d'avoir, sur le net, une tribune que les médias ne leur donnent pas forcement... 

Que se passerait-il si Google décidait de ne plus présenter dans ses résultats les pages qui contiennent le mot clé "parti socialiste" ou "UMP"?

Que se passerait-il si un fournisseur d'accès rendait pénible l'accès au site d'un parti politique, en introduisant un temps d'attente de 10 secondes à chaque page affichée?

Que se passerait-il si Facebook proposait un "accès internet" à moitié prix avec pour seule contrainte de n'avoir accès qu'à son service et une seléction orientée de sites d'information?

Que se passerait-il si une commission pouvait décider, sans recours à la justice, de couper l'accès à la plateforme OverBlog (vous ne vous attendiez pas à ce que je prenne un autre exemple quand même :)) sur laquelle se trouvent 2 millions de blogs, dont ceux du premier ministre, de plusieurs centaines d'élus en France, de dizaines de milliers de militants engagés, au prétexte qu'un autre blog, créer à dessein, comporte des contenus prétendument illégaux?

Et si c'était déjà le cas aujourd'hui? Aborder la neutralité du net, c'est avant tout se poser ces questions.

Par Frédéric Montagnon
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 01:47

 

 

 

Je ne crois pas au bouton +1 que Google vient de lancer, et je pense que ce projet prendra le chemin des Google Pages, Google Latitude, Google Lively, Google 411, Google Buzz, etc. Je m'explique:

 

Quel bénéfice pour l'utilisateur?

 

Ce n'est pas au moment où je vois apparaitre les résultats de ma recherche que je peux décider si je dois recommander une URL. Il faudrait donc que ce bouton se trouve précisément hors de Google.

D'autre part, Google n'est pas dans une situation où les utilisateurs ont envie de l'aider à mieux faire son travail. Google n'a pas une communauté d'utilisateurs prêts à faire ce travail à sa place. C'est donc pour recommander une page à des connaissances qu'on est susceptible de l'utiliser. Le "like" de Facebook est particulièrement pertinent lorsqu'il est distribué sur les contenus et les pages qui ne sont pas sur Facebook, à un moment ou on peut juger la valeur de la page qu'on a devant les yeux.

Or, notre réseau social est sur Facebook, sur Viadeo, sur Linkedin, à la rigueur sur Twitter. Qui se sert de Google Friends?

 

Quel bénéfice pour les éditeurs?

 

Il faudrait que les éditeurs aient envie de rajouter ce nouveau bouton sur leurs pages. Il y a tout juste un an, Google sortait son bouton "Google Buzz" qui malgré ses efforts à entrer dans l’ère du Web social, constitue aujourd’hui une couverture marginale. Danny Sullivan fait remarquer que depuis le début 2011, Techcrunch a gagné 100 000 followers sur Twitter contre 90 sur Buzz. Si les early adopters n'ont pas pris Buzz, on ne risque pas de le voir se généraliser. 

 

De meilleures positions pour ceux qui integreront le bouton?

 

Séduit par l’impact SEO, un éditeur ajouterait le bouton pour être mieux référencé? Je n'y crois pas. Quel serait le rationnel pour Google de mieux positionner des pages qui comportent des boutons +1 sur son moteur? Ce serait dégrader la qualité des résultats, ce dont Bing profiterait rapidement.

 

Une nième tentative

 

Des fonctions de vote sur les résultats ont été testées depuis longtemps par Google en mode connecté. Google parlait déjà de « social search » à cette époque, mais force est de constater que ça n'a pas été un succès puisque ça n'a jamais été généralisé.

Le travail de Google devrait consister à prendre en compte ce qui se passe déjà sur les réseaux sociaux. Vouloir imposer ce bouton, ce serait comme demander au marché de changer le format de l'hyperlien pour éviter à Google de prendre un risque.

Je pense que Google est condamné à faire évoluer très (trop?) lentement ses algorithmes, car il ne serait pas pertinent de ne faire remonter que des pages équipées de ses propres fonctionnalités sociales, et donc continuer à poitionner des pages qui ne possèdent aucune fonction sociale.

 

Google n'est plus devant

 

Si Google était capable de servir d'intermédiaire pour centraliser l'ensemble des like/share/tweet/bookmark des différentes plateformes autour d'un seul et même bouton, il y a aurait là une réponse au problème. Mais je doute que Facebook soit enclin à accepter de s'interfacer avec Google :)

 

Un insider chez Facebook me disait récemment que 30% des employés Facebook viennent de Google... probablement pas les moins créatifs.

 

Quoi qu'il en soit, le message est clair: un moteur de recherche ne peut plus se contenter, en 2011, des liens qui se trouvent sur les pages en libre accès pour alimenter ses algorithmes. Une partie du web, maintenant significative, échappe à Google. Il est difficile d'évaluer l'impact que cela a sur la pertinance des résultats, mais il est au moins clair que la lutte contre le spam serait bien plus facile à mener si Google avait accès aux données que collectent Facebook chaque jour.

Par Frédéric Montagnon
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