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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 15:06

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Une réputation, une image, c'est très rapide à détruire... aussi.

 

J'allais faire un post très enthousiaste sur les annonces de cette semaine. Il y a vraiment de très bonnes choses pour les industries en France et pour l'entrepreneuriat. Mais je n'ai même pas eu le temps car un autre sujet éclipse deja totalement le premier.

L'affaire Dailymotion / Yahoo est probablement pire pour l'image de la France à l'internationnale que les conséquences de la loi de Finance 2013. De loin, personne ne prends le temps de comprendre les détails complexes de cette histoire. Personne ne comprends comment un ministre peut faire pression sur Orange pour bloquer une signature car l'état en possède un morceau. Tout ça est trop compliqué. De l'extérieur, il reste juste une information: le gouvernement français peut bloquer une acquisition entre deux sociétés privées. Pire, il peut le faire au moment de la signature. Quand on sait le temps que prennent des discussions lorsqu'une acquisition est envisagée, il est bien évident que l'acquéreur ne peut pas se permettre d'étudier une opération s'il sait qu'il peut être bloqué au dernier moment. Yahoo! serait bien légitime à demander un dédommagement tour le temps perdu. Yahoo! aurait certainement été une bonne plateforme pour développer Dailymotion, alors qu'Orange n'a rien fait d'efficace. L'écosystème web français avait beaucoup à apprendre d'une telle intégration chez Yahoo! 

Il est bien clair que la prochaine fois qu'un grand groupe envisagera de faire une acquisition en Europe, il prendra soin d'éviter de se pencher sur un dossier français pour ne pas prendre le risque de perdre du temps. Voilà une nouvelle raison voir même une nécessité, pour les sociétés en croissance, de mettre leur siège hors de France. 

La France est un pays où il fait bon venir passer ses vacances, mais pas pour faire du business. Le Brésil, Londres, Berlin, les États Unis, Hong Kong, Singapour, sont les lieux où il fait bon entreprendre. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le monde en 2013 qui a ces images en tête. C'est  dommage car c'est loin d'être vrai.

Par Frédéric Montagnon
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Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 09:48

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Pub dans le métro à NYC

 

Je viens de voir à nouveau cette pub dans le métro de New York. A coté de moi, 3 jeunes en discutaient avec beaucoup d'enthousiasme: Ils veulent monter une startup après leurs études, et s'ils ne trouvent pas la bonne idée, ils veulent en rejoindre une équipe sur le démarrage. Ils espèrent obtenir un visa pour le faire ici. Ca tombe bien, il y a un visa pour ça.

C'est la ville de NY qui est à l'origine de l'initiative We Are Made In New York, et c'est la ville qui finance cette campagne. Ce n'est pas grand chose, mais c'est très simple à faire, tout le monde en parle et ça donne envie et le résultat est presqu'immédiat. 

Ma très chère France manque d'envie, et je pense que tout ce que l'on doit attendre de notre gouvernement, c'est justement une communication positive. Le reste, c'est hors de portée dans le temps, dans les compétences et dans les moyens qu'il pourrait y consacrer.

Je pense qu'inciter les gens à participer à ces aventures et les valoriser par un peu de com est le meilleur investissement que puisse faire une ville ou un pays dans le contexte actuel. Communiquer sur le potentiel des jeunes entreprises et de l'innovation, mettre en avant les boites et les domaines qui décollent, pousser les gens à s'intéresser aux industries en croissance. Bref, tout sauf Petroplus.

Je dois reconnaitre que l'initiative d'Arnaud Montebourg sur le Made In France était excellente, mais ça n'aura duré qu'un court moment. Ce devrait être une démarche quotidienne.

France Digitale, par exemple, réalise un excellent travail de synthèse qui serait une base idéale pour construire des messages puissants: les startups dans le numérique en France affichent 33% de croissance de leur CA en 2012, 87% des emplois sont des CDI, l'écart salarial entre le dirigeant et le salaire moyen est de 2.6, etc... 

Je ne pense pas qu'il y ait un intérêt particulier à mettre en avant une ville plutôt qu'une autre en France, surtout lorsque l'on finance un ministère pour travailler sur la décentralisation :) C'est un discours qui devrait être national.

Envie d'avancer, envie de participer à une aventure humaine, envie de changer le monde, envie de prendre des risques pour réaliser ses ambitions. Il faut donner envie.

Par Frédéric Montagnon
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 05:55

 

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Patrimoine idéal pour un ministre de la république, en France, en 2013.

 

Je ne pensais pas que l'hypocrisie et la démagogie pouvaient pousser nos responsables politiques à déballer leur patrimoine (j'espère qu'ils sont faux...) de la sorte !? Ils vont finir par faire voeux de pauvreté pour se sentir intègres ? Le maire de New York est en poste depuis 12 ans, possède un patrimoine de 27 milliards de dollars, et personne ne lui reproche sa fortune, au contraire. Il doit y avoir un juste milieu acceptable ?

Lorsque l'on regarde dans le détail, il y a d'un coté ceux qui ne possèdent rien après 10, 20 ou 30 ans de carrière et dont on se demande comment ils s'y prennent pour dépenser chaque mois l'intégralité de leurs confortables (et mérités) revenus/salaires/indemnités, sans jamais épargner ou investir. Quand on est aussi dépensier pour sa situation personnelle, je vois mal comment on peut correctement s'occuper du pays. De l'autre ceux qui mettent la totalité de ce qu'ils gagnent dans des résidences secondaires. Surtout pas une action en bourse ! Surtout ne pas participer au financement d'une société, ça ternirait l'image ! Laurent Wauquiez a cédé à la tentation et a mis 120€ dans un PEA !? Marie Arlette Carlotti est propriétaire de 917€ d'actions EADS et BNP Paribas !? Arnaud Montebourg nous dit n'avoir que 1000€ sur son compte courant et tout le reste en immobilier !? C'est l'anti Séguéla: "à 50 ans, si t'as plus de 1000€ sur ton compte courant t'as raté ta com de ministre".

Mais au delà de cette communication désastreuse, qui va tirer un peu plus la France vers le bas, je suis choqué car il font tout pour ne pas posseder, ou annoncer qu'ils ne possèdent pas de part dans des sociétés. Est-ce sale ? C'est ce qu'ils doivent penser, par ignorance. Ou alors ne croient-ils pas une seconde dans le développement des entreprises françaises ? Dans les deux cas, quelle drôle d' "exemplarité", comme ils aiment à le dire.

C'est pourtant noble de participer au financement des entreprises. Ca permet de créer des emplois, d'innover, de chercher des voies de développement. Et surtout, lorsqu'on investi dans des projets, on comprend un peu mieux comment les entreprises fonctionnent. Alors qu'en collectionnant des résidences secondaires, ils ne font qu'alimenter la hausse des prix de l'immobilier sans créer la moindre valeur pour le pays... Pas étonnant qu'ils ne comprennent pas grand chose au monde de l'entreprise.

 

Par Frédéric Montagnon
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Mercredi 20 février 2013 3 20 /02 /Fév /2013 08:33

Posterous va fermer le 30 avril prochain. Si vous avez un compte sur Posterous, ce que vous y avez publié ne sera plus en ligne à partir de cette date.

On ne pouvait pas vous laisser dans l'embarras ! :) Vous pouvez très simplement importer votre Posterous sur OverBlog et continuez à publier avec nous. Pour ça:

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Dans l'interface de Posterous, vous demandez l'archive de votre blog en cliquant sur le bouton "Backup".

Une fois le fichier chargé, dans l'interface d'OverBlog, Paramètres puis import/export: vous choisissez "Wordpress"*, cliquez sur Suivant et sélectionnez votre fichier archive Posterous depuis votre ordinateur. C'est tout, et c'est en ligne.

Ce sera l'occasion pour vous de découvrir un paquet de fonctionnalité qui n'éxistent que sur OverBlog. Par exemple, la possiblité de récupérer automatiquement ce que vous publiez sur Instagram, Youtube, Twitter, etc.

Si vous avez des questions, nous sommes là.

 

*: les imports depuis Wordpress et Posterous fonctionnent de la même façon. Dans l'urgence, nous n'avons pas eu le temps de distinguer les deux plateformes, mais celà fonctionne parfaitement :)

Par Frédéric Montagnon
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Vendredi 4 janvier 2013 5 04 /01 /Jan /2013 02:00

Free aurait mis en place un système pour supprimer les pubs Google sur les pages que ses clients demandent. Je mets au conditionnel car je n'arrive pas à le constater chez moi. Cela dit, peu importe, notre ministre s'exprime sur cette affaire, et c'est sa réaction qui me choque le plus:

 

 

Je passe sur la double négation anglicisée qui ne facilite pas la compréhension. "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément." écrivait il déjà à l'époque.

Madame la ministre, je suis choqué par votre déclaration !

 

Sur la "pub intrusive" dont vous êtes "peu fan"

D'abord vous n'avez pas, dans votre fonction, à vous prononcer sur ce qui est bon ou non en matière de publicité. Ce n'est simplement pas votre rôle, à moins que vous ne souhaitiez procéder à une nouvelle régulation ou la mise en place d'une nième taxe à ce sujet ? Pour votre information (mais vous devez le savoir, vous avez certainement écrit ça par démagogie ?), la "publicité  intrusive" finance l'accès de manière démocratique à des services et une base de savoir que jamais aucun état n'a été capable de mettre en place dans l'histoire. A un moment où le pouvoir d'achat est un de vos sujets de prédilection, vous devriez saluer le caractère vertueux de cette économie pour le plus grand nombre, plutôt que tomber dans les lieux communs.

Pour moi, la pub intrusive est celle qu'on m'impose au début d'une séance de cinéma pour laquelle j'ai payé deux fois (mon ticket et le financement du CNC via mes impots, entre autres). Sur le web, le marché va vers une contextualisation, un ciblage qui sont bien loin de ça. Les annonceurs, de plus en plus, créent de véritables contenus à forte valeur pour être visibles en ligne. Vous ne savez peut être pas combien d'emplois ces défits technologiques et cette mutation dans la communication ont créé dans le monde, et même en France ? Vous n'êtes pas "fan" de ces innovations du numérique ? Dommage pour une ministre qui en a la charge.

Les deux vrais sujets que pose cette histoire sont d'une part la pérennité des modèles économiques et la chaine de valeur sur le net, d'autre part la définition et le respect de la Neutralité du Net. On dépasse en réalité largement la problématique de la publicité que couperait Free.

 

 

Sur la chaine de valeur

On peut difficilement admettre qu'un FAI ait la liberté de modifier une chaine de valeur en dénaturant l'information qu'il véhicule, ne trouvez-vous pas ? Vous allez me dire que cette option peut être désactivée... mais combien comprendront ce que cela signifie ? Cette fois il s'agit de couper des publicités, mais pourquoi pas, prochainement les remplacer par d'autres, et en prendre le revenu ? Voyez-vous le lien que l'on peut faire avec le téléchargement illégal ? Free est en train de dire au marché, pour créer un avantage concurentiel: venez chez moi, ça sera gratuit et sans pub.

On peut aussi ralentir ou dégrader l'accès à certains services ou contenus pour les rendre inutilisables et privilégier certaines sociétés dans leur développement.

 

Sur la neutralité du net et les dérives à venir

Pour aller un peu plus loin, peut on accepter qu'un FAI modifie le contenu qu'un utilisateur demande ? Si on accepte qu'une publicité soit supprimée, c'est qu'on accepte que l'information demandée par un utilisateur soit modifiée. Techniquement, on peut modifier très simplement les résultats d'une recherche sur un moteur pour privilégier la création de trafic vers certains sites. On peut simplement censurer l'accès à certains contenus. Et encore plus tard modifier le contenu lui même ? On peut même imaginer qu'un jour, des FAI soient financés par des partis politiques qui voudraient manipuler l'information. Pourquoi pas ? Les pays totalitaires le font depuis toujours.

Pourquoi pas développer un filtre qui permettrait de remplacer tous les contenus qui parlent de politique par des vidéos humoristiques ? De quoi renonter le moral des français !

 

Sur la discussion que vous souhaitez organiser

Je ne vois pas de quelle manière vous voulez organiser une discussion avec "les éditeurs". Pensez-vous vraiment avoir voix au chapitre au milieu des entités concernées ? Et savez vous au moins qui sont "les éditeurs" les plus touchés ? Un indice: ce n'est pas la presse. Ce n'est pas dans vos attributions d'arbitrer des conflits économiques entre sociétés privées, me semble-t-il.

Quel sera votre message aux éditeurs: "Free ne respecte pas la neutralité du net et va détruire votre modèle de revenus, discutons en." ? Vous allez inventer une nieme subventions aux médias pour compenser la perte ?

 

Tout cela pour dire que la position que vous prenez au travers de votre "tweet", madame, est bien légère. Si vous souhaitez vous exprimer sur le sujet, vous devriez d'abord vous documenter (vos prédécesseurs ont déjà beaucoup travaillé là dessus), et surtout  elever le débat à un autre niveau. Ce qu'on attend de vous, c'est une prise de position ferme sur un tel sujet. Il n'y a pas un grand débat à faire. Ou bien vous passez sur ce sujet et vous prenez le prochain...

Une fois encore, c'est bien dommage et vous manquez une opportunité de briller et d'apporter une contribution créatrice de valeur pour l'économie dont vous avez, parait-il, la responsabilité.

 

PS: Je suis client Free, je trouve ce coup de com superbement mené et le débat qu'il amène du plus grand interêt, j'aime beaucoup ce que fait cette boite et j'aime la prendre comme exemple des très beaux succès français. Mais dans la mesure où ce domaine est régulé, j'attends du gouvernement qu'il fasse correctement son travail ou qu'il dérégule totalement. 

Par Frédéric Montagnon
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Mardi 27 novembre 2012 2 27 /11 /Nov /2012 15:00

Remarque: Mon titre est une erreur grossière. Je l'ai choisi pour attirer l'attention. Comme ils le font pour une couv chez Libé. Ce n'est pourtant pas mon genre, et c'est idiot car je voulais créer une discussion qui devient impossible car trop hargneuse. C'est ma faute, j'apprends. Ce n'enlève rien au fond du message qui se trouve en bas de ce post. Mais... zut.

 

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Ce drapeau aussi est fait de blanc, de bleu et de rouge. Ils doivent le confondre...

 

Le "Made In France" d'Arnaud, j'ai trouvé ça très bien. Pas très hi-tech le mixeur, mais bien. Nicolas Sarkozy avait simultanément lancé ce thème et inauguré les locaux de Google. J'avais trouvé ça moins habile.

Les effets d'annonce, ça peut être stimulant. Mais dans les faits ? Notre gouvernement normal utilise-t-il, par exemple, des services du web français pour communiquer ? C'est important les moyens de communication, la liberté d'expression, etc.

 

L'exemplarité ? Aucune.

Aie, aie, aie. 

J'ai bien fouillé. A part quelques vidéos sur Dailymotion, le blog de Bernard Cazeneuve (affaires étrangères), et celui de Frédéric Cuvillier (développement durable et de l'énergie, transports, mer et pêche) que je remercie d'utiliser OverBlog, les autres sont à 100% sur des technologies Made In USA.

C'est d'ailleurs vrai quelque soit la tendance : sur le site de l'UMP vous ne trouverez que des vidéos hébergées sur YouTube. Pas mieux chez Jean-Luc, les verts ou les centristes. 

Même pour les stats d'audience ils utilisent du Made In Ailleurs. Navré Mediamétrie, Xiti et consorts...

 

Le gouvernement 1.0: tu lui parles, il ne répond jamais

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Nos élites politiques ne comprennent peut-être rien au web. On ne peut pas leur en vouloir pour ça. C'est pourquoi j'ai envoyé quelques lettres sur papier Clairefontaine avec A/R. Par La Poste, "of course" ! Car je sais, moi, qu'UPS et FEDEX c'est pas français.

43 lettres (34 ministres, 1 président de la république, divers responsables de partis) pour faire part de mon étonnement, en les invitant à se créer un compte sur OverBlog (ma démarche est intéressée, aussi). Pour une fois ça ne plombera pas le budget, c'est gratuit et très utile pour des gens qui ne vivent que pour et par leur image. J'avais déjà essayé d'établir un contact avec Fleur Pellerin, plusieurs fois d'ailleurs, mais elle a préféré rendre privé son Wordpress, se coupant d'une tribune qui lui aurait été bien utile.

Me croirez-vous si je vous dis que je n'ai reçu en retour que les accusés de réception ? Sur 43, c'est maigre. "By the way", le gouvernement précédent répondait, et rapidement.

 

Aller de l'avant

J'aime vraiment la France et ses entreprises. J'en crée, j'y investis mon argent après impôts, je consomme leurs produits. Non pas pour des raisons d'image, mais parce qu'il y a un nombre incroyable d'opportunités, d'entrepreneurs talentueux, et qu'on fait de très belles choses en France.

Un politique qui s'épanche sur la gravité de la situation économique ne fait rien pour redresser pas le pays, au contraire, il détruit de la valeur en agissant à la baisse sur le moral. En revanche s'il s'intéresse à ce que font les entreprises, s'il en parle positivement, il apporte une réelle contribution au développement. Ce serait bien qu'ils s'y mettent, non ?

Par Frédéric Montagnon
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Mardi 6 novembre 2012 2 06 /11 /Nov /2012 18:14

Nous venons de refondre l'application mobile de Nomao. A l'occasion de son lancement, nous nous sommes associés à Restopolitan pour offrir 7000 repas au premiers utilisateurs de la nouvelles application. Pour en profiter il suffit de l'installer (iPhone ou Android), et de l'utiliser. Vous avez tous les détails sur l'opération ici.

 

Petit rappel: C'est quoi Nomao aujourd'hui ? 

 

Nomao est l'application qui vous permet de stoquer et partager avec vos amis Facebook vos bonnes adresses. 

On pense que le check-in c'est bien, mais que ça ne traduit pas du tout la recommandation que l'on fait ou non d'un lieu. On préfère parler de carnet de bonnes adresses que l'on sélectionne soigneusement et qu'on partage avec les gens qu'on connait. 

Suivant les mois, on voit passer sur Nomao entre 5 et 7 millions d'utilisateurs.

Par Frédéric Montagnon
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Jeudi 1 novembre 2012 4 01 /11 /Nov /2012 23:00

Les connaissances et les savoir-faire finissent toujours par se concentrer à certains endroits et dans certains pays autour d'un sujet. Des villes, des régions, des pays sont connus pour leur spécialité.

Une fois un écosystème en place, c'est une concentration de sociétés, d'écoles et de profils qui ensembles créent les conditions favorables à faire prospérer une industrie bien particulière. Si on l'observe, une fois constituée, on comprend bien pourquoi la Silicon Valley, par exemple, est aujourd'hui une usine à fabriquer de gros succès web. On y trouve tous les ingrédients pour faire de beaux succès sur le sujet.

Mais comment cela se forme au tout début, avant que tout soit organisé ? L'histoire de l'industrie Automobile est un parfait exemple, qui devrait alimenter les réflexions de ceux qui planchent en ce moment sur la loi de finance de l'année prochaine:

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La France a longtemps été leader mondial de l'industrie de l'automobile.


Comment a démarré l'industrie de l'automobile? 

C'est un certain Joseph, ingénieur Français, qui a conçu la première automobile à vapeur. Il l'a présenté en 1769. Puis Amédée, inventeur français qui serait aujourd'hui qualifié d'entrepreneur, a été le premier à commercialiser des automobiles de ce type dans les années 1870. Son fils sera plus tard reconnu comme l'un des meilleur ingénieur dans le domaine et prendra brillamment sa suite.

Fernand, autre inventeur français, donne naissance dès ses 29 ans à la bougie d'allumage, au premier moteur à pétrole, au moteur à six cylindres, au moteur à quatre temps, à la roue à rayons ainsi qu'aux premiers principes de carburateurs fabriqués en volume. Well done Fernand ! Tu as bien fait de naître il y a 120 ans, aujourd'hui ils t'auraient tellement taxé que ça t'aurait passé l'envie de continuer à inventer en France :) C'est vrai: ce n'est pas parce que tu as participé activement à changer le monde que ça doit te permettre de changer ton niveau de vie, non.

Edouard, 30 ans, s'associe avec son frère pour monter la startup Michelin. Ils inventent la chambre à air en 1891 et parient que toutes les automobiles seront équipées de cette invention rapidement. Magnifique ! 

Charles, toujours français, inventa le meilleur système de direction, et créa la première voiture électrique en… 1895. 

Les innovations s'enchainent à une vitesse incroyable. Sur le moment on dit que ces entrepreneurs sont fous, un peu plus tard, on parle de bulle spéculative. Et avec plus de recul, on comprend bien que c'est dans ces moments d'agitation et de course folle qu'on change le monde pour de bon.

Une ère industrielle s'ouvre alors, Armand crée une autre startup, Peugeot, en 1891. La même année René crée Panhard, pionnier dans la commercialisation d'automobiles à moteur à explosion.

A 35 ans, Marius fonde Berliet, en 1896. Il s'agit d'un des premiers à se lancer dans l'auto de luxe. Elle sera absorbée par Citroën beaucoup plus tard.

3 frères, dont Louis, créent Renault en 1889. Louis avait alors 21 ans. En 1897, George crée Latil à 19 ans, et invente la direction articulée, et donc la traction. 

Il y a eu des centaines de constructeurs startups dans l'automobiles en France au début du siècle dernier.

J'oubliais, avant d'aller plus loin: je ne parle pas de l'industrie automobile en France, mais bien de l'histoire de l'automobile tout court. Ca a démarré en France !

 

La france a favorisé le développement d'un embryon d'activité, quand l'Angleterre a étouffé le sien

L'Angleterre aurait du jouer un rôle clé dans le démarrage de cette industrie puisque le pays avait une sacrée avance dans le domaine des chemins de fer. Un transfert technologique aurait du avoir lieu rapidement. Cependant, le gouvernement UK a décidé de réguler immédiatement l'usage de ces nouveaux véhicules. Il s'agit du Locomotive Act, dès 1865. Accrochez-vous, c'est très amusant: cette loi imposait qu'un véhicule motorisé devait être précédé d'un piéton agitant un drapeau rouge, ainsi qu'une limite de vitesse de 16km/h. Oula, pas si vite! Ils se sont repris et ont rapidement baissé la vitesse à 6km/h dans tout le pays, et à 3km/h en ville. Ouf, un peu plus l'automobile allait concurrencer le rail.

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Vous imaginez bien que le lobby de la "UK railway industry" n'est pour rien dans cette régulation qui lui a permis de maintenir son monopole sur le transport. Non, aucun rapport bien entendu. 

Cette simple loi aura écarté pour un bon moment le pays de la course à l'innovation dans le secteur de l'automobile. Certains Etats des USA ont adopté le même type de loi au même moment. Tant mieux pour la France, des concurrents en moins dans la course industrielle.

C'est un bel exemple d'une régulation stupide qui a en effet bien servit les intérêts des acteurs du rails… et qui a dans le même temps fait prendre un beau retard sur le développement de ce qui sera plus tard une énorme industrie, une industrie clé.

Vous me voyez venir, j'imagine? :) Ca me fait penser à la Hadopi, aux aides publiques destinées à maintenir sous perfusions des modèles obsolètes alors qu'on pourrait créer des emplois durables en cherchant de nouveaux modèles, aux taxes aux conditions et aux montants exotiques, ou encore aux récentes (et absolument ridicules) prises de position du gouvernement en faveur de la presse vis à vis de Google ! Pour protéger de vieux modèles en déclins, ou par peur du progrès, on vote un peu n'importe quoi, sans se soucier des dégâts à long terme. Et pendant ce temps le monde avance, mais pas nous. 

On peut rire du Locomotive Act aujourd'hui, mais je vous assure que les américains rient tout autant de ce qui nous arrive en France en ce moment dans le digital. Quoi que, même pas, ça ne les interesse pas, eux avance et nous restons sur place. Tant mieux pour eux, on utilisera les services qu'ils savent produire à défaut de savoir faire les notres. Pourquoi diable mets-je au futur !? C'est précisement ce qui se passe depuis 10 ans.

 

Rapidement, l'écart se creuse, un cercle vertueux se met en route, la France se distingue

Je reprends mon histoire: C'est en France qu'une très grande partie des premières inventions et des premières commercialisations ont eu lieu. A l'époque c'était un grand sujet, une grande aventure, tout le monde en parlait. Ce démarrage a beaucoup été porté par de jeunes gens. Ca se passait ici. Les français avaient envie d'y participer et un cercle vertueux s'est enclenché. Une quantité incroyable de cerveaux se sont mis à créer dans ce domaine, à chercher à faire mieux, moins cher, plus performant. Rapidement, un savoir-faire unique s'est développé en France, ceux qui travaillaient chez les constructeurs pionniers partaient créer leur propre projet, ou partaient alimenter en matière grise et en main d'oeuvre d'autres projets et sociétés. Ces mouvements sont tout aussi importants d'ailleurs, pour créer un vrai écosystème durable. L'envie de faire partie de cette aventure, de mener son propre projet devient alors partagée par beaucoup. Ca fait rêver. Tout est possible, changer le monde autour de soi, changer sa condition à soi.

Et puis boom, c'est une industrie qui nait, et bien sûr elle se construit là où s'est fixé l'embryon initial, laissant sur place et pour de nombreuses années les pays avoisinants. La France a alors attiré des talents du monde entier qui voulaient participer à cette révolution, apprendre, et s'enrichir.

Au début du 20 ème siècle, la France est alors leader mondial dans le secteur de l'industrie automobile ! 50% de la production mondiale est réalisée en France au tout début du 20ème siècle. Tiens, à ce moment là, nos amis britanniques, dont le gouvernement a voulu réguler trop tôt sans vision et sans comprendre ce qui était en train de se produire, produisent alors 3 fois moins que la France. Pourtant, ils étaient juste à coté, et avaient des atouts incroyables pour réussir mieux que nous.

Bien qu'elle ne soit pas en grande forme, l'industrie de l'automobile, 100 ans plus tard, emploie encore des centaines de milliers de français. Vous rendez vous compte? 100 ans de boulot et de création de valeur pour des centaines de milliers de foyers en France ! Nos chers inventeurs ne doivent pas concentrer tout le mérite, bien évidemment, mais sans eux rien n'aurait commencé. Ou plus exactement, le démarrage aurait probablement eu lieu ailleurs dans le monde.

 

Au démarrage, l'équilibre est fragile

Le schéma est toujours le même pour toutes les industrie. Le démarrage tient à peu de chose, l'équilibre est fragile dans ces premiers instants. 

Le moindre détail peut faire la différence: trouver de bons investisseurs, avoir près de soi des gens qui ont déjà réussi à faire vivre de beaux projets, avoir les médias de son coté, pouvoir embaucher rapidement, pouvoir réduire la voilure rapidement pour changer de modèle, sentir qu'on est au bon endroit pour y arriver, avoir la perspective de changer ses conditions de vie, etc. C'est un tout. 

Récemment, notre nouveau gouvernement a terminé de peindre le tableau en noir sur tous les aspects que je viens d'énumérer. Ils ne sont pas seuls responsables, cela fait longtemps que l'entrepreneuriat n'est pas favorisé en France. Là, j'ai l'impression que c'était la dernière séance.

Si on pousse les bons et ceux qui ont des moyens à l'étranger, je le répète, on détruit le substrat, le terreau. Il ne poussera plus rien de qualitatif.

 

La France était leader dans l'automobile, elle est bien peu de chose dans le numérique

Quand on me demande depuis quand je suis "online", je réponds toujours que c'était 1985. J'avais 9 ans, et nous avions le minitel à la maison. La plupart des américains n'ont pas été "online" avant 1997. Nous avions une avance incroyable en France. Et pourtant, c'est la Californie qui a tout raflé. Etonnant, là bas, les réseaux étaient de mauvaises qualité, l'accès à Internet extrêmement couteux.

Dans le digital, on est victime de nos vieux lobbies, on est victime de notre Locomotiv Act. Notre classe politique est réactionnaire par incompréhension et par ignorance de notre secteur, et entrave le bon développement de cette nouvelle industrie.

 

Que peut on fait pour créer à nouveau les conditions du développement de nouvelles industries ?

Les talents, on les a. Des entrepreneurs, des inventeurs, des investisseurs de la première heure (business anglels), on en a encore... pour le moment. Là où l'on excelle, c'est sur la quantité de dispositifs de financement publices complexes et inefficaces, de lois ou projets de lois anachroniques et handicapants pour les startups (le projet de loi de finance 2013 est un beau cas d'étude). Et de plus en plus, c'est l'écart fou qui se creuse entre la réalité des industries nouvelles et la vision qu'en a notre gouvernement.

Si l'on veut que la France soit à nouveau le terreau qui permettra à des pionniers d'inventer l'avenir, une seule solution: rendre le pays attractif. Ce n'est pas notre marché qui fera rêver qui que ce soit (petit, pas de croissance). Ce n'est pas notre système d'emplois (cycle de recrutement long, aucune souplesse sur l'ajustement et le temps du travail). Ce n'est pas non plus le cout du travail (en particulier sur les postes faiblement qualifiés). Ce n'est certainement pas notre fiscalité.

Pour le marché, on ne peut pas faire grand chose à court terme. Pour le reste, c'est juste une question de volonté. En tout cas, si ça reste en l'état, on a définitivement perdu la bataille. Pas seulement pour le digital d'ailleurs, car ce que je viens de dire s'applique à toutes les nouvelles industries.

 

Le sujet du numérique est complexe, on a vécu coup sur coup une multitude de ruptures technologiques. Nous même, professionnels du secteur, avons du mal à avoir une vision claire du futur. On ne demande pas à nos politiques d'en avoir une à notre place, on demande juste d'avoir le champs libre pour créer les projets qui placeront la France dans la course à l'innovation.

Pour travailler, on a besoin d'avoir un cadre fiscal qui ne dénote pas par rapport aux pays avec lesquels on est en compétition, c'est probablement le plus important. D'une part pour conserver en France les talents dont on a besoin, d'autre part pour atirer des talents étrangers, et enfin pour donner envie aux investisseurs de financer nos projets. Il y a URGENCE !

Par Frédéric Montagnon
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Vendredi 26 octobre 2012 5 26 /10 /Oct /2012 15:53

Notre classe politique sait prendre du bon temps

Ils sont partout, pour expliquer qu'il faut implanter plus de sociétés en France ! Fleur Pellerin à Boston, Holland à New York, Delanoe chez Twitter en Californie (on se demande pourquoi et sur quel budget ??). Ils se félicitent de leurs actions, je m'en étrangle presque!

Une fois de retour, ils sont tellement heureux de recevoir Google. C'est vrai, les boites françaises, c'est chiant. C'est plus marrant de s'afficher avec le riche Schmidt. Sans compter que les riches français, ils risqueraient de vous égorger avec vos 75% :)

Je leur accorde, c'est toujours plus sympa de faire la fête et de se montrer beaux en terres libérales que de rester en France pour travailler sur de vrais dossiers! 

Je suis en colère!

Vous allez me dire: c'est bien, ils se bougent. Oui, mais:

- D'une part on n'a pas besoin de faire la promotion de l'"attractivité" d'une région ou d'un marché. Il y a des fiscalistes, des analystes, des gens dont c'est le métier d'étudier ce qui est valable ou non pour la croissance d'une société. Et ce n'est pas en criant au monde entier qu'il est bon de s'installer en France que ça changera les chiffres que savent traiter ces experts. C'est même un aveu de faiblesse d'avoir à le faire.

- On les attend en France pour avancer sur des sujets très critiques...

- Et enfin, ils ne comprennent vraiment rien à la valeur que créée une société!

 

Que rapporte à la France une société US présente en France?

4000 sociétés US seraient présententes en France. La belle affaire! Il s'agit généralement de bureaux de vente. Un peu comme dans les pays en voie de développement, on installe des "sales offices" pour vendre un maximum de produits, et on prend soin de ne pas partager le savoir faire localement pour préserver son avance concurentielle. Et plus c'est virtuel, plus il est facile de se dédouaner de la fiscalité locale. Notre passé colonialiste devrait pourtant nous avoir appris de quoi il en retourne... 

Des exemples?

Amazon, la marque préférée des français, déclare un bénéfice sur la france qui est proche de zéro, et ne paie donc presque aucun impôt ici. Coté emplois? Des coursiers, et probablement un peu de centre d'appels. Une création de valeur bien faible, mais surtout... si c'était des sociétés françaises qui faisaient le travail d'Amazon, ce serait des impôts, des emplois qualifiés et beaucoup de savoir faire développés en France.

Google? 350 employés en France sur les 54 000 que compte le groupe. Pourtant la France représente plus de 5% du CA du groupe. Ils ne sont pas fous chez Google, ils ont bien compris qu'ils avaient interêt à ne rien partager. Je vous ferai bien le ratio chiffre d'affaire / employés, mais j'ai peur de m'étrangler là aussi. Est-ce que l'écosystème Français profite du savoir faire de Google? Bien sûr que non. Et si vous vous êtes déjà baladés dans les couloirs de Google en France, vous avez constaté comme moi qu'il y a surtout des expats qui viennent en France passer quelques années et repartent aussi vite. Concernant les taxes payées sur le territoires…

Dois je continuer le raisonnement ?

Seuls les centres de décisions crééent de la valeur à long terme pour une nation

Petite leçon à usage des (trop nombreux) élus qui n'auraient jamais mis les pieds dans une société: Le siège d'une entreprise est l'endroit ou l'on créée, ou l'on décide, ou l'on développe un savoir faire unique. C'est ce centre nevralgique qui apporte de la valeur à un pays sur le long terme.

Un bureau de vente, c'est là ou l'on s'arrange pour prendre l'argent localement, et le rapatrier ailleurs.

Quand on fait du marketing, on a l'habitude de dire qu'il faut s'occuper avant tout de ses clients existants, c'est eux qui sont les plus à même de faire rayonner votre marque. Le gouvernement devrait s'inspirer de ces bonnes pratiques et s'interesser dabord aux entreprises et entrepreneurs locaux !

Que faut il faire?

Chers élus, occupez-vous des entreprises qui sont déjà présentes en France. C'est leurs succès qui décidera d'autres entreprises à s'installer chez nous. Vous devez créer les conditions du développement de nouvelles entreprises par des entrepreneurs locaux en priorité. Les autres viendront d'eux même, conseillés par des fiscalistes et des analystes dont le metier est de leur indiquer le chemin de la croissance. Votre parole n'a, sur ce sujet, AUCUN crédit auprès des décideurs. Surtout auprès des étrangers. AUCUN.

Vous devez passer du temps à bien comprendre comment fonctionne cet écosystème plutôt que de parcourir le monde pour faire des discours qui n'ont aucune raisonnante et surtout aucun sens. Vous pensez pouvoir importer le modèle américain en France? Avec la politique que vous mettez en place en ce moment? NO FUCKING WAY! (vous l'avez entendu cette expression là bas…)

AU BOULOT mesdames, mesdemoiselles, messieurs!

 

Ajout suggéré par un lecteur sympatique: Jean-Philippe Fleury, Pdg de Materiel.net : « Pourquoi subventionner Amazon ? », le coup de gueule du patron de Materiel.net (made in France) contre les subventions françaises versées à Amazon...

Par Frédéric Montagnon
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Dimanche 14 octobre 2012 7 14 /10 /Oct /2012 23:04

brain-drain1.jpeg

Brain Drain - The Economist


J'ai cherché quelques chiffres pour essayer de me faire une idée sur ce que représente l'expatriation des français. J'ai trouvé l'évolution de la population en france, cette étude sur la vie des expatriés,ces chiffres sur l'expatriation et ceux la.

- 1,5M d'expatriés en 2010,

- 68% des salariés expatriés sont des cadres,

- Les 3 pays comptants la plus grosse communauté française: La Suisse (143 870), les Etats-Unis (115 000), le Royaume-Uni (113 127),

- En l'espace de 12 ans, le nombre d'expatriés a augmenté de 60%,

- Seul 1 français sur 10 envisage de rentrer en France après sa mission, la majorité souhaite rester plusieurs années,

- 4 français sur 10 souhaitent ne jamais rentrer (contre 1 sur 3 en 2008)…

 

Chacun interprétera ces chiffres à sa manière. On peut toujours dire et écrire "casse toi riche con", on peut toujours condamner le manque de patriotisme, et j'en passe. On peut aussi vouloir se rassurer en disant que "la France rayonne dans le monde avec autant d'expats"... mais franchement, ça m'inspire plutôt une fuite dangereuse qui va s'accelerer encore si on taxe à outrance.

Lorsqu'on parle d'un million et demi de personne, on ne parle pas que de riches rentiers, de patrons et de traders.

Il faut donner envie à nos jeunes de construire/rester en France. Il faut donner envie aux talents du monde entier de venir en France. Il faut les aider à reussir, il faut les aider à créer de la valeur et... et leur permettre de s'enrichir. Oui. C'est comme ça que ça fonctionne. Pensons à long terme...

Par Frédéric Montagnon
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