Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 23:53
Merci Thomas pour cette interview. Encore une fois, j'adore ta "bootstrap attitude" :-)

Par Frédéric Montagnon
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /2009 23:16


Il est quelque peu agaçant de voir à quel point tous les médias offrent à facebook une visibilité exceptionnelle. Il ne se passe pas une semaine sans que l'on parle de facebook qui grandit, facebook qui change ses CGU, facebook qui met à jour son interface, puis finalement revient en arrière, etc... Pourquoi faire une telle publicité, gratuitement? Oui le service est de qualité, oui il apporte des usages indéniable, mais la progression de facebook en France se fait en grande partie grâce à l'exposition médiatique qu'on veut bien lui donner. La presse française à la mauvaise manie de préférer encenser les sociétés étrangères. Qu'on se rassure, les américains ne nous le rendent pas, et j'ai rarement vu de la pub pour une société française dans un média outre atlantique ! Cette surexposition avait déjà profité à Myspace et Second Life il n'y a pas si longtemps. Tant mieux pour eux, et tant pis pour les autres :-)

Pourquoi une telle faveur? Je laisse nos sociologues chercher une réponse, moi j'y vois une belle ironie: les médias font la promotion d'une société qui va bientôt détruire ou s'accaparer une bonne partie de leurs revenus en ligne, et invalider définitivement le modèle économique qu'ils essaient de construire. Pour l'heure, ils sont loin d'avoir cette vision, et préfèrent critiquer chez Facebook ce qu'ils pensent être une sur-valorisation, une mode qui passera, ou des difficultés financières.

Je pense que facebook va créer une rupture aussi forte que celle que google a apporté il y a 6 ans .
Ce qu'a fait google sur la contextualisation thematique des annonces, le réseau social va le faire sur le comportement et le profil des internautes. En terme de valeur, on se situe encore un cran au dessus.

Le déroulement me parait être évident:

Phase 1: créer un outil de communication et mise en relation gratuit et universel pour gagner une couverture significative le plus rapidement possible.

Phase 2: créer les outils (API) qui permettent d'utiliser gratuitement les comptes créés sur d'autres supports/réseaux (facebook connect), de façon à prendre de la surface en dehors de ses propres pages et créer un lien avec les éditeurs du monde entier.

Phase 3: proposer à ces mêmes éditeurs une technologie de ciblage comportemental/par profil de la publicité en utilisant les données des profils.

Facebook connaît déjà plus d'1/3 des internantes français par leur âge, sexe, centres d'intérêt, profession, formation, emploi du temps, etc... Dans le monde ce sont 17% des internautes qui utilisent chaque jour facebook. Cette connaissance est le graal pour les annonceurs. Fournir l'outil ultime de ciblage est la promesse que chaque régie internet dans le monde essaie de faire à ses clients annonceurs, sans y arriver. Combien cet outil sera facturé? Autant que possible. Aucun média n'aura alors de maîtrise sur ce coût car l'outil deviendra incontournable.

Bien sur il reste l'exécution: facebook sera t il capable de mettre un tel système en place? A vrai dire si ce n'est pas facebook, ça sera Google ou pourquoi pas Microsoft après un rachat de facebook? Les moyens financiers de facebook sont presque illimités dans la mesure où n'importe quel investisseur ferait à peu près n'importe quoi pour entrer dans son capital en pre-ipo, et qu'une entrée en bourse serait forcement un succès. Dans tous les cas, je pense que les cartes sont distribuées, et les perdants sont connus. Il me parait tout à fait improbable que le différentiel de valeur facturé pour une page vue ou une minute passée sur Lemonde.fr par rapport à un blog quelconque continuera à afficher des ratios qui vont jusqu'à 50 (c'est ce qui se fait aujourd'hui). Qu'est-ce qui justifiera de tels écarts? Google a déjà aplatit une partie du marché avec ses liens sponsos qui sont vendus au même prix quelque soit le support. Je pense que le display que l'on connaît aujourd'hui va irrémédiablement suivre le même chemin, à quelque rares exceptions près: les campagnes de branding pures.

Pour en revenir à la question "les réseaux sociaux seront-ils bientôt les rois du marché de la pub?", ma réponse est sans hésitation: oui.
Par Frédéric Montagnon
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /2009 07:13

La Table d'Aligre

5

11, place d'aligre Paris, France

Mots-clefs : restaurant, bistrot, bistronomie, prix moyen

Improbable dans ce quartier: un délicieux bistrot. Très bon rapport qualité/prix. Il ne faut pas se fier au décor minimaliste ni à la présentation, la cuisine est excellente. Le patron est aux petits soins.
Publié dans : Mes restos
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /2009 15:38

Le gallopin

5

40 Rue Notre Dame des Victoires Paris, France

Mots-clefs : restaurant, bistrot, gatrsonomique

Délicieux bistrot. Un authentique bistrot parisien, avec le service et le décor qui va avec.
Publié dans : Mes restos
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 16:58


Chaque appareil connecté à internet (ordinateur ou téléphone) est à la fois un canal de diffusion, un support de lecture et un outil de consommation. Un véritable eldorado pour qui veut vendre du contenu. Et pourtant, les industries du cinéma et de la musique n'en finissent pas de se plaindre des actes de "piratage" des français via Internet, à tel point qu'un projet de loi (Hadopi) est actuellement en discussion pour tenter d'enrayer ce que l'on nome  nomme la violation du droit d'auteur.
Avant de chercher les moyens d'enrayer le "piratage", n'est il pas important d'en comprendre les origines?


Qui sont les "pirates"?
 
Un récent sondage TNS rapporte que 45% des internautes français se connectant quotidiennement téléchargent des contenus "illégalement". Autant dire un peu tout le monde.
Avec une telle proportion, les "pirates" sont donc des gens qui acceptent dans certaines situations de payer pour des contenus puisqu'ils vont au cinéma, achètent des DVD, s'équipent en matériel récent. Bref, les « pirates » vilipendés par le Ministère de la Culture et de la Communication sont déjà de manière générale de bons clients des industries du Cinéma et de la Musique, et certainement même son coeur de cible.

 
Pourquoi piratent-ils?

Il faudrait que nos parlementaires passent quelques minutes à utiliser internet pour se rendre compte que l'offre de téléchargement légale n'existe pas, ou du moins est totalement inadpatée aux attentes des utilisateurs d'internet! Luc besson se plaint du piratage, mais a-t-il déjà essayé de payer pour télécharger Le grand bleu, Nikita ou Leon? Ils ne sont pas disponibles. Et je passe sur les contraintes techniques que ces offres imposent...
Peut on vraiment reprocher à des consommateurs de ne pas payer lorsqu'on ne leur en offre pas la possibilité ?
Le téléchargement gratuit ne profite d'ailleurs à personne, et i n'y a pas de marché parallèle contrairement à ce qui existait avec les cassettes ou les DVD.


Qui cette loi va t elle servir?

Je lisais hier que Christine Albanel et Jack Lang veulent protéger les artistes au travers de la loi Hadopi. Permettez moi une autre lecture: cette loi ne va protéger que les artistes qui ont le privilège de faire partie du catalogue très fermé des majors. Ce n'est pas pour rien que l'on parle aujourd'hui d' « industrie culturelle ».

Je suis heureux d’entendre ces personnalités politiques participer au débat, mais leur contribution devrait aller dans le sens de la protection d'une diversité culturelle. Or cette diversité culturelle a été peu à peu réduite à néant par le modèle développé pas les principales sociétés de production et de diffusion : Avoir un petit catalogue c'est augmenter ses marges. Je n'ai rien contre les majors qui font leur travail et défendent leurs intérêts, mais je suis étonné qu’aucun contrepoids n’existe.
 
Les lobbyistes de ces industries ont fait un très bon travail! Je rappelle que Denis Olivennes, auteur du rapport à l’origine du projet de loi Hadopi était à l'époque de sa rédaction PDG de la FNAC. Un point de vue plus neutre aurait été le bienvenu.

 
Conclusions

1- Problème d'offre: Les sites qui référencient des liens de téléchargement gratuit sont plus ergonomiques, plus pratiques et proposent des catalogues infiniment plus vastes que ceux qui proposent du téléchargement payant. Le consommateur est donc moins bien servi s'il paie. Pour justifier un paiement, il suffit de proposer plus. Les majors n'ont plus d'idée? Rien à vendre = pas de revenu, c'est la loi du marché.

2- Rôle du gouvernement: La demande en téléchargement indique qu'il y a une belle opportunité de business qui s'accompagnerait de création de valeur et d'emplois. Au lieu d'y voir cette opportunité, les industries du cinéma et de la musique veulent préserver leurs modèles de commercialisation qui sont devenus archaïques avec l'arrivée d'Internet. Plutôt que de les protéger avec une loi rétrograde, il vaudrait mieux passer du temps à regarder devant nous et à imaginer comment créer un cadre qui favorise de nouveaux modes de distribution. Ce n'est pas au gouvernement de palier aux erreurs de l'industrie.

Mais finalement, pourquoi s'embêter avec ce sujet alors que des sociétés comme Apple et Google le feront très bien sur le territoire français d'ici peu de temps? Nous sommes un pays ouvert et accueillant, autant laisser faire des sociétés étrangères qui créeront de l'emploi ailleurs à notre place...

On n'est pas sorti de la crise en France!
Par Frédéric Montagnon
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /2009 21:57
Charlie Rose, remarquable journaliste américain, s'interesse particulièrement depuis quelques semaines aux personnalités de la sylicon Valley.
Deux interviews m'ont particulièrement passionnées:


Marc Andreessen, fondateur de Netscape et Ning.



Marissa Meyer, VP search chez Google.

Aujourd'hui, c'est au tour d'eric Schmidt, CEO Google.
Par Frédéric Montagnon
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 20:39

Café de la Jatte

5

60 Boulevard Vital Bouhot Neuilly sur Seine, France

Mots-clefs : restaurant

Un décors est surprenant (un simili squelette de dinosaure au plafond d'une immense salle), et un très agréable jardin.
Publié dans : Mes restos
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 20:28

La Focacceria Des Vitelloni

5

12 Rue Dupetit-Thouars 75003 Paris, France

Mots-clefs : restaurant, italien

Très bon italien.
Publié dans : Mes lieux perso
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /2009 00:50


- Google est aujourd'hui le seul moteur de recherche utilisé par les Français. J'exagère? Pas vraiment: avec un Google à 90% de parts de marché, et en seconde position un Yahoo qui est autour de 3% de parts de marché, on peut se dire que lorsque les français ne se servent pas de Google, c'est qu'il se sont trompé de page... Ce quasi monopole est une exception mondiale pour Google, c'est dire à quel point il n'y a pas d'alternative chez nous.

- Google est le premier canal de diffusion vidéo mondial (20% des internautes l'utilisent tous les jours), ce qui en fait le média vidéo le plus puissant au monde, devant toutes les chaînes de télévision.

- Google est le première outil de cartographie. En France, Google Maps a détrôné en très peu de temps Mappy et Viamichelin (sous couvert d'une recherche universelle qui aurait été probablement lourdement condamnée si google avait été une société française...)

- Google a, avec Android, la seule alternative vraiment sérieuse à la plate-forme que constitue iphone+Appstore.

- Google a la plus grosse plateforme de blogging au monde. Ouf, pas en France puisqu'ici, overblog est la première :-)

- etc...

Que provoquerait l'arrêt des services de Google pour la France? Quelques heures de défaillance du moteur, puis de Gmail ont suffit à provoquer un mouvement sans précèdent. Aujourd'hui, pas un média n'est passé à coté de cette info. Pourquoi? Parceque Google est devenu indispensable pour les entreprises comme pour les particuliers.

Google a un impact lourd sur l'activité (économique ou pas) en France, c'est une évidence. Donner un accès gratuit et illimité à des services aussi puissants qu'un moteur de recherche global, qu'une messagerie et qu'un système de cartographie participe à augmenter la performance des entreprises, à augmenter le niveau des connaissances, à accélérer la prise de décisions et à éduquer d'ue façon parfaitement démocratique. Les étudiants d'aujourd'hui ne vont plus dans les bibliothèques, ils cherchent et trouvent sur Google.
Bien sûr, rien de tout cela ne peut être chiffré avec précision, mais le temps gagné sur la recherche d'information avec Google est comparable au temps gagné avec l'arrivée de l'eau courante dans les habitations.

Tout cela est possible gràce à une société privée qui concentre son activité et ses ressources à l'autre bout de la planète. La politique énergétique de la France est probablement une des meilleures qui soit, car elle repose sur la diversification et l'indépendance. En matière de numérique, c'est tout le contraire...
 
N'y a-t-il pas là un sujet de sécurité du territoire? Un sujet de liberté? Un sujet d'indépendance?
Et ce n'est bien sûr qu'un début puisque la valeur que l'on accorde aujourd'hui au numérique est bien en deçà de ce que l'on accorde aux produit/services "réels", or cet écart va bien entendu se combler. Le plus violent reste à venir. La fuite de valeur (800M€ juste pour Google en France en 2008?) va s'accélérer, et notre incapacité à trouver une alternative va devenir incontournable.
Est-ce que des programmes comme Quaero seront capables de relever le défit? Mon avis est qu'il est plus sage d'allumer des cierges parceque le solution ne viendra pas de ces enormes industriels qui vont, pour la plupart, assez mals.

Il est temps que des projets extrêmement ambitieux soient financés à la hauteur du problème qui se pose. Je ne sais pas si la presse et l'automobile ont vraiment besoin d'être aidés, en revanche je suis certain que les sommes envisagées pour venir au secours de ces deux secteurs créeraient infiniment plus de valeur à long terme si elles étaient investies pour développer des outils d'accès à l'information numérique.
Au lieu de celà, le sujet du moment est la régulation d'internet. C'est assez inquiétant.

Je vais terminer sur une note ironique mais positive: on a bien trouvé l'énergie et les fonds pour créer une laternative au GPS avec Galileo, alors pour internet, tous les espoirs sont permis! :-)
Par Frédéric Montagnon
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /2009 12:42


Spotify est un service de musique en streaming et un bel exemple d'efficacité: l'utilisation est limpide, le moteur de recherche rapide et parfaitement optimisé, la qualité de son est là, le catalogue est impressionnant. A essayer absolument.

Et surtout.. il y a du blues!!!!
Par Frédéric Montagnon
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